|
||
|
Les questions que vous vous posez
|
|
| Pourquoi aborder un mal de tête chronique ou une migraine par la psychologie ? | ||
ll y a deux réponses à cette question. La pratique du psychologue se prête tout naturellement à cette démarche puisqu’il s’agit de prendre son temps pour écouter le patient, et de comprendre par delà les symptômes qu’il décrit ce qui contribue à susciter la douleur, à l’accentuer et à empêcher les traitements médicaux d'agir. La deuxième réponse est que dans les douleurs chroniques, les aspects psychologiques sont intimement liés aux aspects médicaux, et il est nécessaire de faire la part des choses entre ce qui est purement somatique et ce qui est psychologique. |
||
| Comment aborde-t-on les maux de tête à l’Institut du mal de tête ? | ||
La recherche des causes de la douleur avec le psychologue passe par une description détaillée des manifestations du mal de tête et une exploration des conditions dans lesquelles vit le patient (situation familiale, parcours scolaire, universitaire et professionnel, mode de vie et notamment mode d’alimentation, histoire médicale et chirurgicale). Cette approche globale permet de s’orienter vers un diagnostic de migraine, de céphalée de tension ou d’un autre type de céphalée. Mais il arrive fréquemment que certains aspects de la vie du patient comme par exemple une alimentation déséquilibrée, un problème professionnel ou familial ou un problème de santé autre que le mal de tête doivent être pris en compte avant toute autre chose. Enfin, et c’est toujours le cas pour une migraine non soignée, le patient est systématiquement adressé à un médecin spécialisé dans les problèmes de migraines et de céphalées. |
||
| Peut on dire que les maux de tête sont des manifestations psychosomatiques ? | ||
Il faut distinguer la migraine des autres maux de tête chroniques. La migraine, est appelée par les médecins maladie migraineuse, il s’agit donc bien d’une véritable maladie. Les aspects psychologiques de la migraine sont néanmoins à prendre en considération en raison des incidences importantes des crises de migraine sur la vie des patients et sur celle de leur entourage.
Toutefois, il faut bien se garder de qualifier de psychosomatique toute céphalée dont on ne comprend pas les causes. C’est pourquoi, il est indispensable de pratiquer un examen médical approfondi visant à écarter toutes les maladies dont l’un des symptômes serait les maux de tête. |
||
| Peut-on recevoir de l’ information à l’Institut du mal de tête ? | ||
Oui, mais seulement au cours d’une consultation. En effet, les manifestations des maux de tête sont très variées et nous estimons que seule une information adaptée au cas particulier de chacun peut lui être utile. Au cours de la consultation, une information sur la nature de ses maux de tête et sur les moyens qui existent pour les soulager est délivrée au patient. Cette information contribue à le rassurer, surtout si c’est la première fois qu’il consulte, car les manifestations d’une migraine ou d’une céphalée de tension prennent souvent des formes spectaculaires qui peuvent inquiéter à juste titre. A l’institut du mal de tête nous croyons beaucoup à l’effet thérapeutique de cette information qui permet à l'intéressé de participer à son traitement de manière active et responsable, ce qui est un élément primordial pour le succès du traitement. |
||
| Qu’entend-on par soutien psychologique au traitement dans le cas de la migraine ? | ||
| Le traitement de fond d’une migraine est un traitement médical qui peut durer plusieurs mois, voire 1 ou 2 années. Toutes sortes de situations peuvent se présenter au cours de ce traitement et amener le patient à arrêter son traitement. L’une des principales raisons pourra paraître paradoxale. En effet, entre les crises de migraine, on se sent tellement bien que l’on ne veut plus en entendre parler et on oublie de prendre ses médicaments ; ensuite on se plaint de ce que le traitement n’a pas été efficace ! Les séances de soutien psychologique programmées à date et heure précises rappellent au patient qu’il doit se tenir à son traitement, même s’il va mieux. Au cours des séances le patient discute avec le psychologue sur la base d’un relevé des crises, de leur intensité et de l’efficacité des médicaments. Grâce à ce relevé précis qui évite de rester dans le vague un jugement objectif peut être porté sur l’évolution du traitement. Ce suivi redonne confiance au patient qui se sent plus assuré pour dialoguer à son tour avec son médecin ce qui améliore l’efficacité du traitement. |
||
| Quel rôle la psychologie joue-t-elle dans le traitement des maux de tête ? | ||
| La psychologie est naturellement présente dans la méthode utilisée pour la compréhension du cas. Elle joue son rôle aussi par le simple fait de parler avec un psychologue. En effet parler des questions qui vous soucient libère l'esprit et contribue à diminuer les crises en nombre ou en intensité. Dans les cas de céphalées de tension, c’est la psychothérapie qui est majeure dans le traitement, les médicaments venant en appui pour calmer les douleurs. |
||
| Quel est l’apport de l’Institut du mal de tête par rapport à celui du médecin ou du service de la douleur dans un hôpital ? | ||
Le rôle de l’institut est très différent et néanmoins complémentaire de celui du médecin. La personne qui vient consulter à l’institut du mal de tête est assurée d’être reçue longuement par un psychologue qui va lui faire décrire ses maux de tête de manière libre et détaillée de sorte que les douleurs puissent être décrites avec une grande précision et mises en relation avec différents aspects de sa vie passée ou actuelle. S’agit-il de migraine proprement dite, auquel cas l’orientation sur un médecin spécialisé dans les migraines et céphalées s’impose. |
||